Le courrier des lecteurs.

Lors de l’Assemblée générale, plusieurs personnes ont suggéré d’ouvrir une nouvelle rubrique dans le journal, « Le courrier des lecteurs ».

En effet, c’est une constatation que nous déplorons depuis longtemps, nous avons très peu de « retour » de votre part, vous les parrains et donateurs qui participez pourtant activement à la vie d’Enfants du Monde. Comment trouvez-vous le journal ?  Les sujets abordés sont-ils ceux que vous attendez ? Y en a-t-il d’autres plus intéressants ?  La mise en page est-elle agréable ? etc… Il y a plusieurs questions que nous nous posons et auxquelles nous vous demandons de bien vouloir répondre.

Et puis ce serait le lieu idéal pour dialoguer ensemble : quelle orientation donner à notre action ?  A-t-on raison de favoriser tel pays ou bien de faire telle Action du Mois ?

On pourrait également résoudre certains problèmes qui peuvent surgir à propos des parrainages ou des projets de développement : un tel ne reçoit plus de nouvelles de son filleul,  un autre demande s’il peut correspondre directement avec lui, un troisième s’inquiète de savoir si tel projet qu’il a financé a bien été exécuté etc…

Nous attendons vos réactions et nous vous promettons de répondre à chacune de vos demandes et de vos critiques qui sont à adresser à

Charles NAVEZ

Rue Albert 1er, 203,

7134  BINCHE (Leval)

navez.charles@belgacom.net

Tél. et fax : 064 33 45 76

Novembre 2010 = un mail envoyé à notre Président par Francis Wathelet qui fut durant de nombreuses années membre du Conseil d' Administration d' Enfants du Monde :

« Je suis toujours un passionné de la lecture de « Lettre à nos amis » et spécialement aujourd'hui. Je tiens à te féliciter ainsi que toute l'équipe qui s'active autour de toi pour oser afficher des résultats merveilleux de votre aide à l'enfance déshéritée du Tiers Monde.

Ici à Jupille, nous sommes très fiers dans notre cœur de faire toujours partie de ce mouvement merveilleux qu'est « ENFANTS DU MONDE ».

Encore une fois, mille félicitations.

Amicalement. »

Merci Francis pour ce mail qui nous va droit au cœur. Tu sais que notre porte t'est toujours ouverte et ce serait un plaisir pour tous de te revoir.

Août 2007 : de Madame Marthe Felten, de Court-Saint-Etienne :

« Votre dernier journal déplore le manque de contacts avec « ses amis » ! Je vais être très sincère et vous dire qu’il y a beaucoup d’articles que je ne lis pas ne me sentant pas du tout concernée par le sujet. Ne vous en faites pas, avec ma revue télé, j’ai exactement la même réaction !!  Pourtant, lorsque votre journal arrive, je m’empresse de l’ouvrir et je cherche avec impatience « le TEXTE » que je lis, relis, garde, photocopie et distribue. (et de citer nombre d’articles qu’elle a retenus).

Vous voyez, je lis quand même… une petite partie de votre journal. Si chacun y trouve ainsi une réflexion, n’est-ce pas un résultat positif… même s’il est minime par rapport au travail que demande la réalisation de votre périodique.

En dehors du journal, je voudrais remercier « publiquement » Madame Richoux pour sa lettre reçue chaque année et donnant des nouvelles de notre filleul, ainsi qu’une photo. Je la trouve bien courageuse !  Je regrette cependant de ne pouvoir avoir un contact direct avec cet enfant du bout du monde et j’ai déjà demandé sa date anniversaire car je suis sûre qu’une petite carte pourrait lui faire plaisir !! Enfin, c’est peut-être utopique d’espérer ce contact direct !

(…) Merci pour ce que vous faites et bon courage dans votre travail. »

Août 2007 : de Monsieur Joseph Deneubourg, de Nivelles :

« Dans le dernier numéro du journal, vous avez ouvert une rubrique « Courrier des lecteurs ». Je me réjouis de cette initiative d’autant plus que j’avais l’intention (l’enfer en est pavé paraît-il…) de vous faire part du plaisir que j’éprouve à lire votre revue.

D’une façon générale, j’apprécie particulièrement trois qualités qui s’expriment dans votre journal.

C’est d’abord la présentation sans fioritures des différentes rubriques qui le composent. Nous sommes loin de la présentation luxueuse des revues émanant de certaines associations qui sollicitent notre aide et que nous trouvons souvent dans nos boîtes aux lettres.

En second lieu, lors de la récapitulation des comptes, je suis frappé du faible montant de vos frais généraux, ce qui laisse la possibilité d’une aide plus importante à ceux qui sont l’objet de la générosité des donateurs.

Enfin, vos éditoriaux et vos comptes-rendus ont toujours attiré mon attention. Ils reflètent très souvent le souci que vous témoignez envers les enfants des pays parmi les plus pauvres de notre planète. J’ai aussi beaucoup d’admiration pour tous ceux qui oeuvrent dans des conditions difficiles pour un peu plus de moyens d’existence et de confort. Bravo surtout pour votre sollicitude d’assurer l’avenir de ces pays en finançant les études de leurs enfants qui leur permettront de sortir de leurs difficultés et qui sait, d’en devenir les élites.

Tout ce qui précède n’empêche pas que votre formule puisse être améliorée, par exemple, en faisant mieux connaître les pays dans lesquels vous intervenez et les problèmes spécifiques qu’ils rencontrent dans la vie quotidienne : problèmes existentiels, approvisionnement en eau, mise à l’écart de certaines tranches de population, habitat, problèmes sociaux etc…

J’ai remarqué qu’il existait un déséquilibre entre les différents continents, notamment, semble-t-il, en défaveur de l’Afrique bien que, depuis un certain temps vous essayez de le combler (…) Sans doute, cette situation est-elle due à des problèmes spécifiques : la difficulté de trouver des correspondants sur place n’en serait-il pas un ?

Il me reste à souligner que je n’ai plus reçu de nouvelles de mes filleuls depuis un certain temps. J’aimerais en effet savoir si le cours de leurs études se déroule normalement et c’est toujours un plaisir de lire leurs missives toujours très chaleureuses et d’admirer leurs dessins qui dégagent une grande chaleur d’amitié. (…) »

Août 2007 : de Monsieur Jean Cruyen, de Verviers :

« Ces quelques mots pour vous rassurer. Oui je lis le journal d’E.D.M. ou plutôt, je le dévore de la troisième à la dernière page. Bien sûr, en premier lieu, je cherche des nouvelles de Kossoghin où j’ai la chance d’avoir une filleule. Puis vient la lecture de l’éditorial, un vrai régal écrit par un vrai sage, cela nous permet de réfléchir et de relativiser nos toutes petites misères.

La mise en page est assez agréable et si même deux mois à attendre entre deux parutions me semble long, je ne doute pas que le travail que nécessite votre journal ne permet pas de faire mieux.

Lorsque notre fils unique nous a quittés pour toujours, malgré une peine atroce, j’ai compris que je ne pouvais pas me renfermer sur moi-même et j’ai cherché des solutions. C’est alors que j’ai lu dans un journal une phrase d’un responsable d’E.D.M. qui disait : « Il  y a tous les jours en Afrique un tsunami » ; je me suis donc inscrit pour un parrainage au Burkina Faso.

Bien sûr, j’ai peu de nouvelles de ma filleule, mais quelle joie pour moi d’aider Samira et sa famille et puis, n’y a-t-il pas plus de joie à donner qu’à recevoir ?

Où je suis un peu frustré, c’est pour l’envoi de cadeau (Madame Minor me déconseille de l’envoyer par la poste car il arrive dirons-nous que certains colis se perdent).  Cela me ferait tant plaisir d’envoyer une babiole, un tee shirt… bref, quelque chose de moins impersonnel ( ?) que de l’argent. Aussi je me pose une question : « Ne serait-il pas possible de regrouper les envois des parrains une fois par an (2 kg, par exemple) et de faire un envoi groupé, chaque parrain payant une partie des frais d’envoi ? »

Voilà, j’espère ne pas avoir été trop long et je termine en vous envoyant à vous et à toute votre équipe toutes mes amitiés. »

Il ressort de ces lettres et de plusieurs autres que nous avons reçues un souhait général, avoir plus de nouvelles des enfants parrainés. Nous faisons l’impossible auprès de nos responsables sur place pour qu’ils envoient ces nouvelles tant attendues, mais, nous l’avons déjà expérimenté nous-mêmes, ce n’est pas toujours possible de le faire.

Un exemple : au Burkina Faso, le prix un timbre pour envoyer une lettre en Belgique égale pour certains celui d’un repas. Et comme bien souvent ils ne mangent qu’une fois par jour…


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