Dernières nouvelles

Echos du Pays Dogon, Mali

Le 4 mars 2011, nous partons visiter nos chers villages Dogons : Kani Bonzon,  Endé  et Sogutu. Pour Jacques, c'est une envie folle de revoir ce pays attachant et riche en cultures multiples, pour Emilie, sa fille, c'est la joie de découvrir une nouvelle facette de l'Afrique.

A Bamako, Aly Guindo, dit Waka, notre guide Dogon et qui est aussi le responsable Enfants du Monde au Mali, est là souriant, sympa et inchangé. Il est venu spécialement de Mopti (650 km) pour nous accueillir et il va nous piloter durant tout notre voyage. ........ cliquez pour ouvrir le dossier complet

A l'école de San Jeronimo, au Pérou. ( mars 2011)

Pour mon 10ème voyage à San Jeronimo, j'étais accompagné de Réjane, l'écrivain qui m'aide à écrire mon livre, et de deux invités surprise : Pauline, une cousine rencontrée à Lima où elle fait un Erasmus et Javier, un ami péruvien. Tous deux se sont décidés le jour même de notre départ de Lima. Après avoir pris l'avion pour Chiclayo et parcouru 8 heures de route le lendemain, nous sommes arrivés à Chachapoyas dans l'après-midi du 17 décembre où nous attendait Annie, la gérante de l'asbl au Pérou. Elle venait du village d'où elle était arrivée quelques jours plus tôt pour tout préparer pour notre séjour (comme toujours à la perfection).

Pendant les quelques jours passés à Chachapoas, nous avons notamment visité l'impressionnante forteresse pré-inca de Kuélap située en haut d'un piton rocheux dominant toute la région. Le matin du 20 décembre, nous avons enregistré par téléphone l'émission « Les Belges du bout du monde » qui a été diffusée sur la RTBF le 9 janvier 2011, 8 ans exactement après l'accident d'avion de Tito et Sofia.

Vous pouvez réécouter l'émission sur internet via le lien suivant :

http://dl.dropbox.com/u/18748083/lp-bbdm_les_belges_du_bout_du_monde-perou-09_7612346.mp

Vers 13 h. nous sommes descendus en voiture jusqu'au pont pour San Jeronimo où nous attendaient quelques villageois et surtout notre première grande surprise du voyage. Nous avons en effet été accueillis en musique par la toute nouvelle fanfare du village, créée grâce aux cours de musique et à l'achat d'instruments financés par l'asbl Tito & Sofia. Alors qu'ils n'avaient eu que 8 mois de cours théoriques et 4 mois de pratique, les jeunes musiciens nous délivrèrent une prestation époustouflante qui justifia d'emblée les efforts consentis. Du grand bonheur !

Bien que le nouveau pont et la piste aménagée dans la foulée permettent depuis peu de gagner le village en voiture, nous avons choisi de monter à dos de mule comme auparavant.  Après 2 heures  de montée dans des paysages magnifiques, nous sommes arrivés à la place de San Jeronimo sous les ovations de l'inénarrable Angel et son célèbre mégaphone et les hourras d'enfants en uniforme disposés en deux rangées devant l'école et portant chacun une grande gerbe d'honneur. Des villageoises sont venues nous embrasser et Réjane n'a pu retenir quelques larmes. Nous avons ensuite fait quelques pas de danse, au son de la « banda », sur la place et dans la salle des fêtes de l'école où on nous attendait pour un verre de bienvenue.

Le soir, nous avons été invités à la fête de fin d'année de l'école maternelle. Les tout petits, vêtus de leurs plus beaux vêtements, nous ont gratifiés d'une série de spectacles de danse et de chansons absolument craquants. Nous avons bien sûr été mis à contribution. Plus tard, un bal populaire était prévu à l'école mais vu l'heure tardive, nous avons invité les personnes présentes à un concert « privé » de la fanfare dans ma maison.

Le lendemain matin, j'ai reçu la visite de l'arrière grand-mère d'une petite fille dont je suis le parrain de baptême. Comme le veut la tradition, j'ai dû lui faire sa toute première coupe de cheveux. C'est la première fois de ma vie que je faisais le coiffeur... Le reste de la journée fut consacré à la détente.

Le 22, ce fut plutôt l'inverse. Accompagnés de 4 villageois, Javier et moi sommes partis en expédition jusqu'au mont Golorque, la montagne où l'avion de mon frère s'est écrasé le 9 janvier 03. Plus de 4 heures pour y aller et 4 pour revenir, avec un dénivelé d'environ 1.500 mètres ! Pour ma part, c'était la deuxième fois que j'y allais. Nous avons grimpé jusqu'au sommet, là où les familles ont aménagé un sanctuaire de croix et de petites chapelles. Contrairement à la 1ère fois, je ne suis pas descendu jusqu'à l'épave. Ce fut notre seule véritable journée de mauvais temps et il faisait tellement froid là-haut avec la pluie et le vent que nous y avons renoncé.

Le 23, nous sommes retournés à Chachapoyas pour rencontrer le directeur régional du Ministère de l'Education que nous n'avions pu voir avant. Nous lui avons exposé les problèmes rencontrés au niveau des professeurs du secondaire en 2010. Alors que le budget du Ministère prévoyait au départ la prise en charge de 7 professeurs requis, ils ne nous en ont finalement octroyé que 3 dont 2 n'ont eu leur contrat confirmé qu'en juillet (l'année scolaire commence le 1er mars). Or, la plus proche école est à  Pédro Ruiz, à plus de deux heures de marche de San Jeronimo et donc inaccessible pour la plupart des enfants. Si on ne fait rien, on retournera à la situation ancienne...

L'après-midi, nous sommes partis en excursion à San Lucas, un endroit idyllique situé à 2 h. de marche de San Jeronimo et qui abrite une forêt où les villageois vont chercher leur bois pour la construction de leurs habitations et de leur mobilier. Le soir, Gérard Galy est arrivé avec toute sa famille, sa sœur et son beau-frère. Gérard et sa femme Agneta parrainent 3 enfants et sont membres actifs de l'asbl Tito & Sofia depuis 3 ans. Comme moi, ils ont reçu un terrain de la communauté sur lequel ils ont fait construire une maison qu'ils inauguraient pour la circonstance.

Le lendemain, 24 décembre, nous avons participé à une assemblée communale consacrée aux sujets qui concernent l'asbl, en présence de l'ensemble des chefs de famille du village.

L'après-midi fut plutôt festive : une « yunsa » (Umisha, en Quechua) ou fête de l'arbre fut organisée sur la place. Cette fête qui fait partie du folklore local consiste à amener un arbre sur lequel on accroche décorations et cadeaux, puis à le replanter à l'endroit voulu et à danser autour au son de la fanfare. Ensuite, on se passe une hache et, chacun à son tour, on donne quelques coups jusqu'à ce que l'arbre tombe. C'est alors la ruée de la foule pour être le premier à attraper un cadeau. Ce moment est toujours très spectaculaire. Selon la tradition, celui qui a donné le coup fatal devient l'organisateur de la yunsa, l'année suivant et doit payer les cadeaux...

La yunsa fut suivie d'une « chocolatada » offerte par l'asbl, comme chaque année. Des femmes ont préparé du chocolat chaud dans de grandes marmites sur la place et l'ont distribué aux enfants avec un morceau de paneton. Nous leur avons, en plus, fait des crêpes. On avait amené la cuisinière au gaz de ma maison sur la place de manière à pouvoir les cuire et les distribuer sur le lieu de la fête. Nous avons utilisé jusqu'à la dernière goutte les 7 litres de pâte que nous avions préparée et c'est vers 20 h. 30, à la lueur d'une lampe de poche que Joël, le fils de Gérard, a cuit la toute dernière crêpe. Nous nous sommes ensuite retrouvés chez moi pour déguster une dinde de Noël en compagnie de la famille de Gérard et la soirée s'est terminée par un bal populaire dans la cour de l'école.

Le 25 décembre, notre dernier jour, fut consacré à la visite des familles des enfants parrainés et à la remise des donations et des cadeaux ou lettres que nous avions emmenés de Belgique. Tout se passe bien au niveau des parrainages et il y a peu de défections. Sur les 92 enfants concernés, 11 ont arrêté l'école dont près de la moitié simplement parce que la famille a quitté le village. Sur les 81 restants, seulement 3 d'entre eux n'ont pas encore de parrain, Réjane étant elle-même devenue marraine du petit Tomasito. D'autres enfants qui vont rentrer en 1ère primaire vont bientôt s'ajouter à la liste...

Avis aux amateurs !

Le moment fort de notre journée fut sans nul doute notre visite chez Maria. Cette femme éduque seule trois enfants avec une énergie qui force le respect. Jessica, sa fille de 14 ans et filleule d'un adhérent d'Enfants du Monde, a toujours été aussi joyeuse et dynamique que sa maman malgré un léger handicap mental suite à un traumatisme d'enfance au cours duquel elle a aussi perdu un doigt. Mais il y a dix mois, elle a connu un nouveau drame dans sa vie. Alors qu'elle surveillait seule un champ de maïs, elle s'est fait violer par un jeune du village, sans vraiment comprendre ce qui lui arrivait. Jessica est maintenant une jeune maman et Maria veille sur elle et le bébé.

La fin de l'après-midi fut consacrée à diverses compétitions sportives au centre du village, volley et mini-foot. Anna, la fille de Gérard, en profita pour enseigner la technique du scoubidou au public présent.

Pour notre dernière soirée, comme le veut la tradition, un grand feu de camp (fugata) fut organisé sur la place en présence de nombreux villageois.

                                                                                              Nicolas Dubois.


Avec « Maia bobo » à  BOBO DIOULASSO (Burkina Faso) (Mars 2011)

Dimanche 31 octobre 2010, 16 h. 30, me voici une fois encore dans l'avion qui m'emmène à Ouaga. Après 5 heures de vol, la voix virile à l'accent marqué du commandant de bord nous annonce la descente, le temps d'enlever les pulls qui me protégeaient du froid de Bruxelles, et je suis prêt à affronter les 35 degrés de Ouagadougou.

Ouaga est en fête, c'est l'arrivée du tour du Burkina, course cycliste hautement folklorique, avec Eddy Merckx en personne pour accueillir les champions. C'est aussi les préparatifs pour le cinquantenaire de l'indépendance. J'y reste une semaine, le temps de faire réviser à fond mon véhicule 4x4 et d'attendre les premiers parrains Rudy et Walter : arrivée prévue le jeudi 4 nov. C'est le troisième séjour de Rudy au Burkina et il arrive avec 4 valises bourrées de livres scolaires et dico pour une association de Sindou, petite ville perdue au fond du Burkina, en plein pays Sénoufo. Lors de notre dernier séjour, nous avions fait connaissance de Tchémoko, guide local, fils de noble qui nous a fasciné par la qualité de son discours, la connaissance de son environnement des traditions ancestrales de son ethnie et qui, en plus, œuvre avec quelques autres à scolariser les enfants du village. Rudy a donc décidé de l'aider dans la mesure de ses moyens en y mettant toute son énergie et sa générosité (il en fallait pour réunir et trimbaler 100 kg de livres jusque là!).

Samedi 6 novembre : Départ pour Bobo Dioulasso en faisant une étape à Boromo. Pas de chance! Avec les fortes pluies d'octobre, les éléphants restent au fond de la forêt, on ne pourra pas les voir. Dommage! car le spectacle d'un troupeau d'éléphants se déplaçant est terriblement impressionnant, c'est probablement suite à cela qu'un Président bien connu avait choisi comme slogan « force tranquille »; c'est exactement ce qui se dégage en les voyant.

Lundi 8 : Arrivée à Bobo, rencontre avec les responsables locaux, Aminata, Kadie et Nathalie qui toutes trois font un travail formidable dont on vous a déjà bien souvent parlé (www.maiabobo.free.fr)  et  fd@fredericdufoor.com.

Visite de la famille de notre filleul Zingue Lotio, distribution des cadeaux et surtout, 100 kg de riz et 100 kg de maïs, de quoi leur assurer le ventre plein pendant quelques semaines. Impossible de vous décrire la joie de toute la famille; scolariser l'enfant est important, mais lui remplir l'estomac l'est toute autant. L'expérience m'a appris qu'un de leur premier besoin était d'abord d'avoir de quoi se nourrir.

Mercredi 10 : Banfora, la cascade et environs. Ensuite, départ pour Sindou et rencontre avec Tchémoko. Dans ce trou perdu du bout du monde, sans électricité, sans eau courante, les premiers toubab (blancs) que nous rencontrons sont un groupe de courtraisiens, comme quoi le flamand se parle même jusque là ! La deuxième surprise, une jeune tournaisienne universitaire a choisi de consacrer une année de sa vie à aider la communauté de Sindou : elle participe à la construction d'une bibliothèque (super ! pour tous les livres que Rudy amenait) et aide aussi les enfants en encourageant leur scolarité. C'est inouï, à chaque voyage nous rencontrons ainsi des gens d'une générosité sans failles et qui vraiment s'engagent par des actions sur le terrain : « chapeau ! ».

Vendredi 12 : Départ pour Gaoua et les villages Lobi : 200 km de pistes, découverte du pays Lobi, les féticheurs, les orpailleurs, le sanctuaire des rois Gan... Trois jours passionnants pour arriver à Ouga.

Lundi 15 : Départ de Rudy et Walter, arrivée de Jim et Inneke et aussi... Fête du Roi des Belges : invitation de l'ambassadeur de Belgique, Mr Theatre, à une réception à l'Azalai Hotel pour tous les Belges et nous ! Cela a été l'occasion de rencontrer beaucoup de compatriotes, coopérants, hommes d'affaires, aventuriers, glandeurs, disponibles et tous sympathiques. On a même réussi à faire un nouveau parrainage.

Jeudi 18 : Départ pour Bobo. Cette fois les choses sérieuses commencent : Fred, le Président Jim le Vice-Président et Inneke la secrétaire, le team complet « Maia bobo Belgique » en mission ! Nous sommes venus pour voir et photographier tous nos enfants parrainés. Responsable photo :Jim, Inneke quant à elle va devoir vérifier tous les noms et les attributions, car chaque année des enfants sont repris par la famille ou ne donnent plus signe de vie ou déménagent sans prévenir etc. C'est devenu un véritable casse tête que d'avoir nos listes en concordance avec la réalité. Presque aussi compliqué que de vérifier les paiements des parrains qui n'ont pas fait d'ordre permanent...

Arrivés à Bobo, on apprend que toutes les écoles sont réquisitionnées pour l'élection présidentielle et les fêtes du cinquantenaire, ce qui complique terriblement nos projets car cela veut dire qu'il va falloir, pour beaucoup d'enfants, connaître leur domicile, aller en brousse où il sera parfois impossible de les trouver. Quand ils sont à l'école, c'est évidemment plus simple, ils sont tous au même endroit. N'empêche, avec Kadie qui connaît bien tous les enfants, on est arrivé, en deux semaines, à toucher presque tout le monde.

Beaucoup de parrains nous avaient mandatés pour apporter un peu de confort aux familles de leur filleul(e) en nous confiant une somme de 50 €; avec cela, on a pu distribuer 17 sacs de 100 kg de maïs et 17 sacs de 50 kg de riz plus 10.000 cfa à chacune des familles concernées. Jim et moi avions aussi dans nos bagages une cinquantaine de lampes solaires achetées chez IKEA grâce à la générosité d'un parrain. Pour la plupart des enfants qui n'ont pas d'électricité chez eux, cela tenait un peu du miracle.

Pendant ces quinze jours, on n'a pas chômé : trouver les enfants, distribuer 2 tonnes ½ de nourriture, tout cela, sous une température moyenne de 35°, a considérablement augmenté notre consommation de Brakina, la bonne bière burkinabé, mais l'accueil, la joie des familles, les sourires des enfants nous ont largement payés de tous nos efforts.

Et puis, il y a eu Irwal, petite communauté peul sédentarisée où nous parrainons depuis quatre années quelques fillettes, grâce à l'impulsion d'Aminata, peul elle aussi. La communauté s'est organisée, un moulin à moudre a été construit, financé par la Suisse et géré par les femmes. Les femmes, encore elles, s'occupent d'alphabétisation, les enfants d'un poulailler et d'un verger et, plus remarquable encore, les innombrables sacs plastic et détritus qui polluent toute l'Afrique et le reste de la planète sont ramassés et éliminés. Le village est d'une propreté exemplaire.

Comme les femmes, d'ailleurs, vêtues d'habits chatoyants dont les multiples couleurs s'harmonisent sans défaut, surmontés de bijoux, cascade d'ambre, de perles et d'or, avec un élégant et discret rappel aux oreilles. Quant à la coiffure, finement tressée, ponctuée de perles et pièces d'argent, elle résume bien tout le soin et le raffinement que ces femmes apportent à leur toilette. Le boubou toujours impeccable, sans une seule tache, miracle permanent que d'arriver, sans machine à laver, sans eau courante, sans salle de bain, à être aussi élégantes. Les hommes, eux, s'occupent du bétail, on ne les a pas vus beaucoup.

Nous avons séjourné à Irwal deux jours et une nuit, coupés du monde, sans électricité ni eau courante, à partager un peu leur quotidien, vie rude, aux besoins fondamentaux simples, exécutés avec un optimisme joyeux. Nous avons eu le privilège d'y vivre des moments d'intenses émotions, comme le soir, en veillée autour du feu, où chacun a parlé de ses projets, de ses espoirs...  Une case d'accueil vient d'y être construite, avis aux amateurs d'émotions authentiques et d'un tourisme vraiment solidaire.             

                                                                                              Frederic Dufoor


L'INDE et les enfants réfugiés tibétains. : Le Dalaï-lama auprès des enfants tibétains.

Quel bonheur pour nos enfants parrainés !

Le Dalaï-lama est venu en personne à  DHARAMSALA, fêter le jubilé d'or, c'est-à-dire, les 50 ans d'existence des villages d'enfants réfugiés tibétains.

Dans son discours, le Dalaï-lama a rappelé qu'un an après son arrivée en Inde, suite à la répression brutale du gouvernement chinois, il avait fait ouvrir, en mai 1960, une pouponnière pour les jeunes réfugiés.

Sa sœur aînée Tsering Dolma en avait pris la direction. Après quelques mois, 800 enfants étaient inscrits ! On improvisa, dit-il, et on dut se contenter du strict nécessaire pour gérer cette immense famille...

Aujourd'hui, ce sont près de 16.000 enfants réfugiés tibétains qui ont rejoint l'association.

Ceux-ci sont répartis à Dharamsala, au Ladakh, à Bylacupe et à Bangalor.

Et maintenant, plus question d'improvisation. Un programme scolaire de très haute qualité est donné à tous ces jeunes. L'éducation intellectuelle va de pair avec la discipline et le sens moral de toute action. Ici, les valeurs positives de l'individu ont la première place. Dans son allocution, le Dalaï-lama y reviendra souvent.

Le  Dalaï-lama a ensuite remercié tous les donateurs et tous les parrains pour leur « contribution inestimable ».

Le parrainage d'un enfant tibétain s'élève à 30 € par mois. Si vous le souhaitez, nous pouvons vous proposer un dossier.

Toubab (Blanc) !  T'as pas un ballon de foot ?

Lors de nos séjours en Afrique, pas un village, pas un groupe d'enfants qui ne nous demande « Toubab ! T'as pas un ballon de foot ? »  Des ballons, nous en avions... mais quel gouffre entre la demande et l'offre ! Même en dévalisant tous les marchés locaux, impossible de compenser le manque !

Jessica Hilltout a fait un reportage magnifique sur le foot en brousse.

«En Afrique, nous dit-elle, les ballons de foot sont faits de tout : ils sont réalisés avec des filets d'oignons, des sacs en plastique, des bas nylon, des vieilles chaussettes, des lambeaux de tissus  des bouts d'écorce, des feuilles de bananier... et ça, c'est pour l'extérieur. L'intérieur, lui, est constitué de déchets (ça donne des ballons qui ne rebondissent pas). D'autres sont eux assemblés autour de capotes gonflées...elles rebondissent mais l'espérance de vie est de deux jours!

En Afrique, tous les matériaux que nous voyons à peine passer, ont souvent cinq vies. Que de leçons d'ingéniosité pour nous qui vivons dans l'abondance ! ».

Actuellement, je suis, tout comme vous sans doute, en train d'essayer de me retrouver dans tous les catalogues de jouets que me font parvenir mes petits enfants. Catalogues dans lesquels ils ont coché « tout » ce qu'ils souhaitent recevoir de Saint Nicolas ou pour Noël. (Si je devais m'en tenir à leur choix, il me faudrait un camion benne pour tout transporter). Alors je trie, j'élimine... et dans mon cerveau qui travaille au mieux pour tenter de garder ce qui ferait le plus plaisir, une petite voix revient toujours : « Toubab ! T'as pas un ballon de foot ? »

Alors à mon tour, à vous qui en cette fin d'année avez gâté vos enfants et vos petits enfants, je vous lance ce cri :« Toubab ! Tu n'aurais pas 5 ou 10 € pour leur payer un ballon de foot ? »

Avec vous, je suis sûre qu'on va leur faire un fameux Noël à ces futurs champions... (et si les ballons arrivent après les fêtes, le jour où ils les recevront, ce sera Noël quand même !).      

Maud Richoux


Une lettre du Pasteur Mallick qui dirige un orphelinat à Pondicherry (Inde)

« Nos meilleures salutations à vous tous, en espérant que vous allez bien. Grâce à Dieu et grâce à votre généreux parrainage, tous les enfants se portent bien. Ils ont tous réussi leurs examens et sont maintenant dans leur nouvelle classe, ils sont heureux. Nous avons cette année cinq étudiants en 10ème, deux en 12ème et les autres en 6, 7, 8 et 9ème année standart. Chacun étudie bien pour avoir les meilleurs résultats.

Nous avons eu beaucoup de dépenses imprévues : achat de nouveaux uniformes et de diverses fournitures scolaires. De plus, tout ce qui est nourriture (riz, légumes, fruits...) a doublé depuis peu et l'approvisionnement devient un réel problème.

J'ai bien reçu le parrainage des deux mois précédents,  515 €  et je vous en remercie (...) Nous avons eu quelques pluies mais pas suffisamment, nous prions pour que la mousson arrive enfin (...)    Nous vous remercions encore vivement ! Que Dieu vous bénisse ! »


Fondation Tabagolo  -  Samedi  1er  mai : réunion  à  Plainevaux

La « Fondation Tabagolo » nous invite à partager un repas et discuter de ses réalisations et de ses projets au Mali. Denis Schuermans et Jean-Pierre Villé reviennent de Tabagolo, un minuscule village du pays Dogon, où ils poursuivent la formation en acupuncture de 10 infirmiers et de 2 sages-femmes.

Le village de Tabagolo que l'équipe d'Enfants du Monde a visité en janvier dernier a déjà un local de santé construit en 2009 où les soins médicaux et sanitaires gratuits sont assurés deux fois par semaine par un infirmier. La Fondation va aider à en construire trois autres dans les villages de Degembéré, Tillé et Sibo.

Toujours à Tabagolo, la Fondation a financé une plantation de pamplemoussiers et sa clôture en grillage, l'aménagement d'enclos et l'achat de 36 moutons qui ont eu 27 agneaux cette année, l'achat de deux ânes et de deux charrettes, l'aménagement d'un terrain de foot et la construction de fours à banco pour économiser le bois.

Mais le gros projet est la construction de trois classes à Doucombo, une entité regroupant quatre villages dont celui de Tabagolo distant de 4 km. La Fondation aurait trouvé un partenaire espagnol qui se serait engagé à financer le projet qui s'élève à environ 25.000 €. Mais tout cela reste à confirmer.

Autre projet : le creusement d'un puits pour créer une pisciculture.

Enfants du Monde reste en deuxième ligne mais est prêt à aider la Fondation. Actuellement, nous avons un peu plus de 4.000 € en caisse pour ce projet. Nous en reparlerons.


Dernières nouvelles : Conseil d’administration du vendredi 28  mai 2010 à  Liège

Nous accueillons Jacques et Jean-François de l'ASBL « Logo », fondée en 2008 suite aux voyages de Jean-François au Burkina Faso.

Dans l'entité de Dapelogo qui regroupe 29 villages situés à 50 km de Ouagadougou, ils ont déjà financé une retenue d'eau (17.000 €), lancé un microcrédit et voudraient maintenant parrainer des jeunes filles capables d'accéder à l'enseignement secondaire. Il y a très peu de filles qui dépassent le niveau primaire : la pauvreté fait que les filles doivent aider aux travaux ménagers et que ce sont les garçons qui ont la priorité...

Dapelogo compte environ dix écoles primaires dans les différents villages et une seule école secondaire, parfois distante de 10 kms. Ils voudraient donc lancer un parrainage de 10 € par mois et par enfant, ce qui couvrirait les frais scolaires et l'achat de vélos (qui resteraient la propriété de l'école). Autre projet, l'achat de tables – bancs pour cette école secondaire au prix de 40 € pièce.

Nous sommes d'accord pour les aider et travailler avec eux.


Voyage en Pays Dogon – Sud Mali (fin janvier, début février 2010)

Jacques NOEL, Retraité, 65 ans, Waterloo

Et voilà, tout d'un coup on a 65 ans, retraité, père et grand-père! Je me demandais ce que j'allais faire du temps qui reste, du temps qui me reste pour être encore, un peu, utile aux autres...

Et puis, mon ami Eric M. m'a appelé : « Jacques, je voudrais te parler d'un projet d’Enfants du Monde en Pays Dogon, au Mali, à faire ensemble car seul, ce sera difficile ».

Je connaissais un peu par des proches « Enfants du Monde » de bonne réputation, mais enfin, après 40 ans dans les affaires, je suis d'un naturel méfiant. De ce fait j'ai donc étudié les bilans et, incroyable, les frais de fonctionnement d'EDM étaient insignifiants, quelques %, alors que dans les grandes ONG internationales, cela dépasse souvent les 20% voire même les 30%. Ici, la philosophie est tout autre, pas de grandes publicités, pas de prestige, une modestie efficace. Chez EDM, ils sont tous bénévoles, ils payent eux-mêmes leurs frais de voyages... j'ai trouvé cela super.

Donc avec « Enfants du Monde », tout allait comme annoncé au soutien de projets locaux, « un € récolté est un € donné » dans leurs nombreux projets. Cela m'a convaincu. En plus, je connaissais par mes lectures le caractère unique de l'ethnie Dogon qui, isolée par une falaise de 300 à 500 mètres, avait gardé fièrement les rites et traditions ancestrales depuis des siècles. C'est d'ailleurs un des peuples d'Afrique les plus étudiés.

Nous sommes donc partis Eric et moi, jeunes papys, mais novices routards de 65 ans, pour découvrir et participer à ces projets. Là, nous avons rejoint Charles et Paulette, Jean-Pierre et Maud, Jean-Marie et Eveline, les pionniers et les responsables d’EDM. Chacun prend en charge, bien sûr, individuellement l'entièreté de son voyage et se charge d'un bagage supplémentaire de 20 kilos de vêtements et matériel scolaire, à offrir sur place.

Voici, à toutes fins utiles, mon témoignage.  Il est sincère, il est vécu.

 Ce fut une aventure magnifique, fatigante, étonnante, enrichissante et multi facettes. D'abord, ne pas oublier que le Mali est dans les cinq pays les plus pauvres du monde, que la sécheresse (Sahel) menace et que vivent en belle harmonie 7 à 8 ethnies différentes (Bambaras, Peuls, Bosos, Mandingues, Dogons, etc.).

Arrivée

Notre premier contact malien se fait à Mopti, pendant trois jours. De l'harmonie et de l'entente, cette ville en est une preuve vivante : grosse bourgade carrefour au creux du Niger et de la rivière Banni, la ville s'étend au détriment du fleuve en construisant sur un mélange d'ordures et d'argile. Ici, tout ce petit monde se côtoie dans le respect mutuel, on se parle comme on peut : si ça ne marche pas, l'anglais local est le bambara que les autres ethnies parlent plus ou moins. Il fait sale partout, il fait pauvre partout... mais tout le monde sourit et est accueillant.

Quelques moments forts : la visite du port et son effervescence, le contact avec les pêcheurs Bozo, alliés des Dogons, la visite aux villages des pasteurs Peuls, les marchés typiques, le coucher de soleil en pirogue sur le Niger avec trois tasses de thé, l'amer pour la mort, le doux pour la vie, le sucré pour l'amour. J'explique à notre jeune guide Belco, un Dogon, que chez nous, en Occident, c'est exactement le contraire, le sucré c'est la mort... même lui, il comprend tout de suite que je rigole.

On va donc sur les marchés, on discute les petits souvenirs, les breloques, ils ont l'habitude des touristes un peu « con-cons » qui discutent pour 1 €. Ils sourient... ils n'ont sans doute pas le choix. Ils négocient habilement,

« Je dois gagner ma vie, Papa... je suis fauché, mais pas fâché... Alors, Monsieur Toubab (Blanc), fais un petit pas, un petit pas de mouche... ». 

On trouve des compromis, on n'est pas spécialement fier après...

Autre bon souvenir, je découvre, grâce au « Routard », un petit restaurant en terrasse, communauté gérée par une vingtaine de filles-mères en rupture de tribus et traditions, car là-bas, c'est encore les parents qui choisissent l'élu. Adresse sympa. Devise : « aides-toi toi-même », en face de l'hôtel « Y a pas de problème ». Elles sont charmantes les jeunes mamans, l'endroit est ombragé, il y a des mouflets qui crient partout et la nourriture est bof-bof. Mais elles sont des jeunes femmes dignes et qui se débrouillent.

Au Pays Dogon

On arrive en pays Dogon, longue route, nous sommes toujours sur le haut de la falaise... Visite à Shanga, village magnifique et capitale de la circoncision : impressionnant et dramatique rituel sur des jeunes garçons de 6 à 12 ans. Mais fierté pour leur famille s'ils n'ont pas pleuré.

Faudrait que je vous parle aussi de ce Belge rencontré sur place, un sympa rigolard, un mutant entre Obélix et Gérard Depardieu. A la tête de son entreprise forestière et de son camping en Ardenne, il a passé son temps à s'amuser jusqu'au moment où son vieux curé lui dit :

« Et mon ami! si une fois dans ta vie tu faisais quelque chose de bien?  Occupe toi des Dogons! ». 

Il laisse tout, achète un camion, traverse le Maroc, le désert, les emmerdes, le racket aux frontières et amène, à ses frais et à ses dépenses, un camion avec 16 tonnes de marchandises, T-shirts, médicaments, vélos, etc.  pour tout donner au cœur du pays Dogon.

Et notre voyage continue! Après un passage magnifique dans un village Dogon perché sur un promontoire et une nuit dans un campement plus que sommaire (on n'a même pas pu se laver ni aller à la toilette), on fait une distribution de vêtements pour les enfants. Puis on descend vers la plaine, 400 m. plus bas.

Il y a dix beaux villages dont je devrais vous parler, mais comment faire sans être trop long ?

On loge donc dans des campements, sorte d'haciendas locales où une famille vit et prête quelques chambres poussiéreuses et des paillasses sur les toits... magnifique vue sur un ciel étoilé. Dans un vieux village, dans la rocaille de la falaise, on boit la bière de mil avec les anciens du village qui nous semblent passablement « pétés ». On est accompagné par un chanteur de rue, un griot qui nous  suivra jusqu'aux portes du village.

Puis ailleurs, on va voir le guérisseur, celui qui connaît les plantes et les secrets ancestraux, plus puissant encore que le sorcier du village! Il m'a dit :

« Tu vas encore bien!  Pas mal pour un gros vieux... ».

Il était un peu spécial ce guérisseur... Je toussais, il est vrai, depuis deux jours, car la nuit, il fait 15°

sur les toits. Il m'a donné des graines et des plantes suspectes... Je lui ai répondu :

« Je te crois, Baba, je fais de mon mieux! Et toi, ça va? Et ta famille? Et ta maison? Et ta moisson?... »

Car ils aiment ça les Dogons, ces longues « palabres - salutations » du genre apaisement aussi social que respectueux :

« Et toi, ça va? Et ta mère? Et ta grand-mère? Et la récolte? Et le bétail? Et les enfants, ça va?... »

Cela peut durer des minutes... comme une douce et lancinante mélopée.

Moi, suite aux remèdes du guérisseur, j'ai éternué pendant deux heures; tout le monde riait sur le thème « bien fait ». Avant de dormir sur le toit, j'ai donné le perlimpinpin de notre homme au mouton qui croyait malin de bêler à partir de 5 h. du matin... le lendemain, le mouton il était bizarre il ne bêlait plus... Moi, par contre, cela allait bien mieux, je pouvais à nouveau plaisanter, l'esprit aux aguets. Le cœur et le souffle ça allait, le transit intestinal impec, le dos dompté, « I was still the boss of my body », mais je crois que le guérisseur n'y était pour rien.

Et en plus, comme guide, j'avais l'équipe d’EDM. Ils avaient l'habitude et puis, mon joker, l'ami Eric M., rien qu'en l'imitant, on s'en sort. L'homme (presque parfait), toujours calme, à écouter pour savoir et comprendre enfin comment ranger son sac, ne pas avoir soif, soigner ses bobos, etc. Je me demande d'ailleurs si ce n'est pas lui, avec son sourire constant, sa sérénité communicative, sa couronne de cheveux blancs qui a eu le plus de succès auprès des enfants dans les villages, ils viennent de partout sans mendier et vous prennent la main : très émouvant et très rare.

Eric venait cependant après les dames, bien sûr, Maud, Paulette, Eveline, ça c'était le mistral gagnant. Les enfants venaient de partout :

« Toubab! Toubab!... Bidon! Bidon! » (bouteille d'eau en plastic). 

J'essayais de faire des trucs à la Jacques, ceux qui marchent avec mes petits en Belgique, des grimaces, des gestes sympas... cela marchait aussi. Il y en avait pour tout le monde, des centaines d'enfants, des beaux, des morveux, des souriants... à peine vêtus, qui voulaient toucher la main et faire un pas de route avec le Toubab.

Et le confort, me direz-vous ? Dormir sur les toits, peut-être, mais pas d'eau potable, 35° à 45° C, peu d'ombre dans ces savanes à peine arborées. Pas d'hôtels, des campements sommaires dans les villages, pas de vrai douche ni de vraies toilettes, pas d'électricité, poussière partout...  Nourriture sympa, mais pas terrible. Heureusement, il y avait le petit déjeuner : nescafé, beignets bien gras, genre foire du Midi, bonne confiture et plus excellent, miel local. Le soir, parfois spagétosh aux oignons, spécialité du pays Dogon et souvent, poulets coriaces appelés « bicyclettes » (petites cuisses, genre Michael Jackson, du nonos et du tendon... pas de chair).

On a eu l'impression d'être utile, on a vu des choses très drôles et parfois difficiles, mais toujours une gentillesse souriante partout et aussi des moments magiques avec des paysages à vous couper le souffle.

Ce fut donc à la fois magnifique et éprouvant. Physiquement difficile, c'est vrai. Là on quitte notre mode de vie et on découvre des villages accueillants, poussiéreux, misérables mais dignes, habités par des gens paisibles qui méritent notre amitié, nos efforts et notre aide. Ils n'ont rien, ils sont gentils et souriants sans être, en aucune façon, mendiants. Une leçon pour nous les Européens qui avons presque tout et rouspétons. Lorsqu'il y a dispute, là-bas, on va dans la case des palabres, la « Togouna » : 1 m 20 de haut, impossible de se tenir debout et donc de se battre... On n'en sort que si on a trouvé un accord... une bonne idée pour BHV ?

Que vous dire alors de l'accueil chaleureux, coloré, rythmé des enfants et des villageois dans les villages où EDM est actif ?  Moments touchants et inoubliables : Kani Bonzon, Sogoutou, Endé, bientôt 400 élèves aidés. On est reçu comme des notables (un coté Tintin au Congo). Le sentiment peut-être un peu naïf ou sans doute orgueilleux d'être (encore) utile à quelque chose...

On s'est donc engagé :

  • à construire, comme promis par EDM, deux classes primaires supplémentaires à Kani Bonzon, village culte et origine du peuple Dogon dans la plaine : 12.000 habitants répartis dans une dizaine de quartiers éparpillés aux pieds de la falaise ;
  • à remplacer le groupe motopompe « kaput », indispensable pour puiser l'eau potable du village ;
  • à fournir le remplacement des cartouches du printer de la Mairie local ;
  • et à permettre à trois enfants porteurs d'un bec de lièvre de se faire opérer à Bamako : EDM couvre les frais de voyages et de résidence sur place et la Présidente du Mali offre l'opération.

Avant nous, EDM avait déjà fait une expérience dans ce sens : une jeune fille, rejetée du fait de ce handicap, est revenue au village après 6 semaines à Bamako (14 h. de route) et une opération parfaitement réussie : elle est magnifique, elle est maintenant acceptée par tous, elle a un copain, sa vie a complètement changé.

Enfin, avec EDM, nous avons décidé de participer au programme de microcrédit lancé par notre guide Aly Guindo Waka : pour que les jeunes mères de famille se fassent une petite réserve dans le gros village de Endé, on leur prête de quoi s'acheter un agneau qu'elles revendent 3 mois plus tard comme gros mouton. Elles peuvent faire cela deux fois par an et ainsi se faire une petite réserve financière. On essaye cela dans un premier quartier, puis on voit si ça réussit...  il y a 14 quartiers.

Conclusions.

Fin du voyage Dogon ! Super Aly nous réserve encore, pour l'anniversaire de Charles, un fabuleux spectacle de danses masquées, suivant les traditions secrètes et occultes de ce peuple riche en histoire et en humanité. Tout un village est mobilisé pour un spectacle unique et rare que peu d’Européens ont eu le privilège d'admirer.

Dernière étape à Mopti et le plaisir de retrouver le confort d'un hôtel... Mais déjà, le cœur est pris par une certaine nostalgie.

Revenus en Belgique, nous avons appris qu'il y a de nouveau de l'eau potable à Kani Bonzon, que les moutons ont été remis aux femmes de Endé... Les promesses sont en bonne voie de réalisations.

Vous savez quoi ?  Je retournerai au pays Dogon.


Le parrainage,  En  Inde fin 2009,  avec  Maud  Richoux.

Tous les ans, quand, à mon retour de l'Inde, je vous envoie les centaines de photos prises de vos filleuls et que j'y joins un petit commentaire pour chacun, je suis tellement déçue de ne pouvoir vous offrir  « que cela »...

Ce  « que cela »  ne représente en rien tous les km que nous avons parcourus pour rencontrer tous vos filleuls; ce « que cela » ne vous exprimera jamais les merveilleuses heures que nous avons passées avec les enfants, les écoutant chanter, les regardant danser...; ce « que cela » ne vous dira jamais l'accueil que ces enfants nous ont réservé, le bonheur que nous lisons dans leurs yeux (bonheur de savoir que, de l'autre côté de la terre, il est quelqu'un d'aimé).

Comment pouvoir vous décrire la reconnaissance de toutes ces mamans qui se précipitent sur nous pour nous dire combien leur vie est changée depuis que leurs enfants sont parrainés. Tous ces moments privilégiés que nous vivons avec eux, j'ai toujours l'impression de vous les voler... je sais que jamais je ne trouverai les mots pour vous exprimer tous les sentiments qui, de part et d'autre, nous assaillent...

Alors voilà, c'est avec peu de mots mais le cœur gonflé de tout ce que j'ai ressenti que je vous dis pour eux un tout grand « MERCI ». Oui, vous comptez énormément pour eux! Oui, vous transformez leur vie! Oui, vous leur donnez une réelle chance d'en faire des hommes et des femmes responsables! Oui, votre don mensuel a une portée que vous n'imaginez pas!

Pardonnez-nous aussi de ne pas toujours pouvoir prendre des photos individuelles de chacun, de ne pas toujours pouvoir leur parler personnellement, la communication est parfois tellement difficile quand nous sommes là tous rassemblés, que les responsables sur place se sentent obligés de nous recevoir avec de longs, très longs discours...

Les photos que je prends reflètent bien rarement la réalité... J'imprime des sourires forcés (en Inde, on ne sourit jamais sur une photo, c'est une règle et nous nous acharnons à leur faire desserrer les dents en implorant des « Souriez! Mais souriez! »), j'imprime des photos d'enfants endimanchés (pour nous rencontrer, ils ont mis « le » vêtement réservé aux grandes fêtes)... Rien à voir avec ce qu'ils sont dans la réalité... je vous donne une bien fausse idée d'eux, mais comment faire autrement? Impossible de pouvoir les rencontrer dans leur milieu familial... alors, à vous de les imaginer vivant le plus simplement du monde dans une maison dont le sol est souvent bien rustique, dans une unique pièce qui sert de dortoir, salle à manger et cuisine pour quatre, six, huit personnes, avec peut-être une armoire pour les mieux lotis, mais pour tous, une corde à linges qui traverse la maison et sur laquelle s'empilent des vêtements tous aussi usés les uns que les autres...

Le parrainage, oui, c'est une aide momentanée, désintéressée, irremplaçable...

C'est votre goutte d'eau dans l'océan, unique, indispensable qui apporte vie, santé, bonheur...

Grâce à vous, l'océan ne sera plus jamais comme avant...

PS : voir également les autres nouvelles concernant Rosario, le village du Père Kimpton, Pache Trust et Annai Erica .

Maud Richoux


Le journal

En ce début d'année 2010, je voudrais vous parler du lien qui nous unit tous. Six fois par an, vous recevez le périodique « Lettre à nos amis ». Ce bulletin vous donne des nouvelles des institutions que nous aidons, tant du point de vue parrainage que des projets que nous développons dans certains pays.

Je suis conscient que sans cette information nous ne pourrions pas satisfaire les demandes qui nous parviennent des pays en voie de développement. J'en veux pour preuve les sommes que nous recevons pour les Actions du Mois que nous vous proposons à chaque parution. Actuellement, nous tirons à 2.000 exemplaires. Je ne vous apprends rien en vous disant que ce journal a un coût important pour Enfants du Monde. Soyez rassurés, il n'est pas dans nos intentions d'abandonner ce volet de notre ASBL.

Vous savez que la devise de notre Association est « 1 € reçu est 1 € envoyé ». Pour ce faire, nous nous débrouillons pour trouver l'argent nécessaire pour couvrir nos frais généraux, c'est-à-dire, les frais postaux, le papier, l'impression, etc. sans compter les frais administratifs qui sont quand même élevés malgré que nous soyons tous bénévoles.

Lorsque nous faisons notre bilan, nous constatons que le poste « journal » est le seul déficitaire. Je vous demande donc de faire un petit effort pour payer les  12 €  annuels d'abonnement à notre périodique. Si nous pouvions compter sur cet apport d'argent, nous pourrions satisfaire certaines demandes que nous ne pouvons sélectionner par manque de moyens. Je ne crois pas que ce soit trop vous demander que de consacrer  1 €  par mois pour rester en contact avec l'Association que vous avez décidé d'aider et cela depuis quarante ans...

Je sais aussi que chaque fois que je m'adresse à vous, c'est pour vous demander de l'argent mais que voulez-vous, sans votre aide nous sommes paralysés et il y a tant de misères à soulager en ce bas monde.

Selon la formule consacrée, nous savons que nous pouvons compter sur vous...

Vous pouvez payer votre abonnement au compte N° 001 – 1514590 – 11  avec la mention  « abonnement journal ».

Charles Flohimont


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Février 2010 = Voyage en Afrique

 L'équipe d’Enfants du Monde est rentrée, ce 8 février, de son périple en Afrique : 10 jours au Sénégal et 15 jours au Mali, pour rencontrer les responsables des différents projets de développement que notre Association a mis en chantier.

Au Sénégal et plus précisément en Casamance, à environ 30 km de la grande ville de Ziguinchor, se situe le petit village de Sindone, avec ses 7.000 habitants. C'est là que nous allons construire une bibliothèque et une salle de couture. C'est là aussi que nous avons rencontré un garçon de 10 ans victime d'une cataracte bilatérale : cela fait 3 ans qu'il ne voit plus rien et nous lui avons payé la double intervention chirurgicale. Nous attendons des nouvelles...

Au Mali, c'est au pays Dogon que nous avons rencontré nos responsables qui sont presque devenus des amis : c'était la troisième fois que nous y allions et nous n'avons pas été déçus. L'école de Sogoutou que nous avons financée avec ses trois classes et son bureau-magasin resplendit sous le soleil à la grande satisfaction des 82 enfants qui y sont scolarisés et de leurs parents.

L'école de Kani Bonzon est également en pleine mutation avec une première classe construite par Enfants du Monde et qui vient d'être terminée en janvier 2010. Elle remplace une des trois classes délabrées qui sont en train de s'effondrer. Nous leur avons bien promis de construire la deuxième cette année et la troisième en 2011. C'est aussi à Kani Bonzon que nous avons revu la jeune fille opérée d'un bec de lièvre l'an dernier : le résultat est fantastique, on ne voit plus rien, on peut dire qu'on lui a changé la vie. Trois nouveaux cas nous ont été présentés : ils vont les mettre sur une liste d'attente pour être opérés par le chirurgien français qui vient au Mali chaque année...

Enfin, nous avons pris en charge un projet urgent : le remplacement d'une pompe à eau alimentée par des panneaux solaires et qui fournit une eau propre pompée à 40 m. de profondeur. Elle a malheureusement rendu l'âme et le village doit se contenter d'une eau de mauvaise qualité...

Conseil d’Administration du 30 octobre 2010

Nous recevons Monsieur Roland Rosseel de l’Association « Energy Assistance » créée en 2001 par des volontaires des branches Energie du Groupe  GDF  SUEZ. Cette Association met les compétences professionnelles et le savoir-faire de ses membres au service de projets humanitaires pour les populations les plus démunies. En font partie, environ 80 volontaires dont 20 chefs de projets de développement qui varient entre 10 et 15.000 € chacun.

Monsieur Rosseel nous propose d'unir nos efforts et de finaliser des projets qui ont trait à l'énergie, par exemple, la pose de panneaux solaires pour alimenter des classes, des dispensaires, des orphelinats etc. Nous sommes très intéressés par cette proposition et plusieurs projets nous viennent spontanément à l'esprit tels qu’Uvira, Sogoutou, Kani Bonzon... A nous maintenant d'introduire un dossier valable, ce que nous décidons de faire.

Enfants du Monde a.s.b.l.

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