Toute l'équipe d’Enfants du Monde souhaite à chacun d'entre vous une excellente année 2012.

Sans vouloir faire de politique, je crois que cette année 2012 sera pour nous une année difficile du point de vue économique. Une grande crainte, pour notre association, est que l'aide que nous apportons à énormément d'enfants dans le monde ne diminue à cause des difficultés financières que nous rencontrons dans notre pays.

Je ne veux pas être un oiseau de mauvais augure, mais je constate que, d'année en année, notre pouvoir d'achat diminue et qu'il y a de plus en plus de ménages qui ont de vraies difficultés à « nouer les deux bouts ».

Je ne voudrais pas prendre parti pour l'un ou pour l'autre de nos « politiciens », mais il est inconcevable et irresponsable d'avoir laissé notre pays plus de 18 mois sans gouvernement, simplement en se contentant de gérer les affaires courantes.

Chez Enfants du Monde, nous ne gérons pas que les affaires courantes, c'est le long terme qui nous préoccupe, car nous sommes engagés dans une lutte contre les inégalités et nous essayons, grâce à tous vos dons, de donner à des enfants une espérance de vie digne et meilleure.

N'oublions jamais que la scolarisation des enfants est la base de leur épanouissement !

C'est la raison pour laquelle Enfants du Monde s'est attaché et même focalisé sur cet objectif. Quand, chaque année, nous faisons le bilan de nos activités, nous nous rendons compte que nous avons eu raison de porter nos efforts sur ce choix. Espérons que 2012 confirme la continuité de nos actions envers les plus démunis !

Je voudrais terminer en vous souhaitant à nouveau une bonne et heureuse année et en vous renouvelant mes remerciements pour votre fidélité et surtout pour le bien-être et le réconfort que vous apportez aux plus petits par votre générosité.

                                                                                              Charles Flohimont

                                                                                                    Président.

Éditorial

Voici un tout petit extrait de la dernière interview d'une grande Dame qui vient de disparaître, Madame Danielle MITTERRAND. Elle a créé, en 1986, la fondation « France libertés » qui lutte pour « le droit d'accès à l'eau pour tous », notamment dans les pays en voie de développement. Proche du Dalaï-Lama comme de Nelson Mandela, elle voulait lutter comme la pauvreté et surtout contre les inégalités insupportables entre les peuples...

« Je suis agnostique. Je doute.

Mais devant la naissance d'un enfant, ses petits doigts si bien dessinés...

Je me dis : « Il y a bien un architecte !»...

La vie est la valeur la plus importante.

Le XXème siècle a apporté beaucoup de progrès en matière de technologies.

Mais elles doivent être au service de la vie.

J'attends que l'on sorte de la croissance qui amplifie la pauvreté et les inégalités.

Je milite pour une société nouvelle.

L'argent rend fou.

Il n'est pourtant qu'un outil.

Il faut que les valeurs marchandes ne comptent que ce pour quoi elles doivent compter.

Il faut que la peur recule.

Aujourd'hui, on a peur de perdre sa maison, son travail, sa santé...

On a peur d'aller dans la rue, de rencontrer son voisin...

On a peur de vivre.

A tort !

Il faut bâtir un monde solidaire. »