Notre action au Sénégal

Projet n° 1 – Opération 5€ pour le Sénégal

Action terminée

Date du projet : 2007
Région ou ville
Nom du projet : OPERATION « 5 EUROS POUR LE SENEGAL »
Descriptif :
Partenaires : Athénée Royal de Chênée
32 rue Bourdon
4032 Chênée - Belgique

Projet n° 2 – Une bibliothèque au Sénégal

Date du projet :

2009

Région ou ville

Région de Ziguinchor – Village de Sindone

Nom du projet :

Une bibliothèque au Sénégal

Descriptif :

Partenaires :

Construction de deux bâtiments en dur : une bibliothèque et une salle de couture

Sabele DIATTA

N° du dossier EDM

210

Conseil d’administration du 24 septembre 2010

La construction de la bibliothèque du petit village de Sindone, en Casamance, est terminée et nous avons reçu plusieurs photos. Par contre, toujours pas de nouvelles de l'enfant qui devait être opéré de sa cataracte bilatérale. Sabelle nous a bien promis un suivi du dossier.

       

Des photos de la construction de la bibliothèque - août 2010

     Nos  aventures  au  SENEGAL en février 2010

Maud, Paulette, Evelyne, Jean-Pierre, Charles, Jean-Marie et notre « guide » Sabelle traversent en 4 x 4 le Sénégal et la Gambie pour arriver à SINDONE, un village d'environ 6.500 habitants, situé à la frontière de la Guinée Bissau, à 30 km de Ziguinchor, la Capitale du Sénégal du Sud.

L'accueil des villageois est « délirant ». Il faut dire que Sabelle Diatta est une ancienne championne cycliste (avec la même notoriété qu’Eddy Merckx chez nous) et qu'elle revient dans son village après plusieurs années passées en Belgique.

Tous ces gens nous attendent sur un pont, à l'entrée du village, avec des tam-tams, des castagnettes, des tambours... Tout le monde s'embrasse, les enfants nous prennent par la main, on fait des photos, l'excitation est à son comble et durant 1 h. ½,  à 40° sous le soleil, on danse, on chante, on chahute... sans boire un verre. Même l'armée est mobilisée avec 6 soldats en arme et un véhicule blindé, au cas où les rebelles nous attaqueraient.

La folie !

Et puis, il faut quand même revenir sur terre et, après une bonne nuit passée chez les sœurs, au Centre catholique, analyser froidement la situation. On est venu ici pour financer la reconstruction d'un bibliothèque emportée par la mousson et une salle de couture pour améliorer le quotidien des femmes qui doivent vivre la plupart du temps avec un salaire de 1 € par jour, lorsque leur mari travaille!

Tous les livres de l'ancienne bibliothèque ont été sauvés et se trouvent au centre catholique, sous la responsabilité du curé. Quant aux machines à coudre, il y en a une vingtaine, mais actuellement les femmes sont obligées de travailler à la porte, ce qui n'est pas toujours idéal : chaleur, vent et pluie alternent sans arrêt...

Il y a enfin un gros dispensaire bien aménagé : salle d'accouchement, maternité de 2 lits, salle d'hospitalisation pour les urgences et salles de pansements, de consultations et de dépôt de médicaments. Le tout est géré par deux infirmiers, deux sages femmes et un assistant pharmacien. Aucun médecin n'y a jamais mis les pieds.

A notre arrivée, nous constatons le grand dénuement de la pharmacie et, avant de commencer les consultations, nous achetons pour 700 €  de médicaments, ceux qu'ils ont l'habitude d'utiliser (le budget « produits pharmaceutiques » est de 170 € par mois).

Et les consultations peuvent commencer le lendemain : en deux jours, je vois 80 patients victimes de toutes les pathologies possibles et parfois même inquiétantes. Un cas surtout me va droit au cœur, celui d'un enfant de 10 ans étiqueté « aveugle » depuis l'âge de 7 ans ½. En fait, cet enfant souffre d'une cataracte bilatérale complètement opaque. Chez nous, il y a bien longtemps qu'il aurait été opéré. Contact est pris avec un ophtalmologue de l'hôpital de Ziguinchor qui accepte de l'opérer pour 150 €, somme que nous remettons immédiatement à son oncle, le responsable de la pharmacie.

Et pendant ce temps là, l'équipe se charge d'offrir un repas (jugé excellent) aux 350 enfants qui fréquentent l'école de Sindone. Coût du festin, 150 €.

Le lendemain, grosse réunion avec toutes les huiles du village pour leur remettre les 6.000 €, prix de la reconstruction de la bibliothèque. Inutile de vous décrire l'ambiance, Enfants du Monde est porté aux nues et remercié sur tous les tons.

Et puis il faut bien se séparer, quitter ces gens que nous avons appréciés et qui nous ont rendu au centuple les petits bonheurs que nous leur avons procurés. Et c'est de nouveau en musique, tam-tams et danses que nous sommes reconduits sur la route, dans l'attente d'un taxi-brousse pour nous conduire au Cap Skirring.

Après une heure, une voiture de cinq places s'arrête enfin et on parvient à s'y entasser à six, plus le chauffeur et les bagages. Sabelle suivra une heure plus tard et nous rejoindra à la gare routière de Ziguinchor. Mais on n'est pas encore au bout de nos peines : on a la mauvaise idée de choisir un minibus pour le Cap Skirring, à la grande fureur d'autres chauffeurs qui espéraient nous y conduire et gagner ainsi un peu d'argent. Ils en viennent aux mains et finalement, notre homme parvient à les calmer en leur donnant quelques euros...

Le Cap Skirring n'a rien d'extraordinaire si ce n'est qu'un Club Med s'y est installé et on peut dire que nous ne l'avons pas apprécié. Il est 19 heures, on veut se détendre, aller près de l'eau et marcher un peu. Nous découvrons alors le fameux Club Med installé le long de la plage sur des kilomètres. Après ½ heure, on décide de remonter sur la « digue » et c'est là que les choses tournent mal : des gardes nous interdisent le passage à travers le domaine réservé au Club et nous obligent, dans la nuit noire, à continuer sur le sable, les rochers et les mares d'eau imprévisibles... Enfin, vers 20h30, on découvre un escalier : « Sauvés! Nous sommes sauvés! ». On le grimpe quatre à quatre et, stupeur, on débouche en plein milieu du restaurant de l'hôtel le plus huppé du Cap, « La Paillote ».

 Imaginez le spectacle! Sept hurluberlus mal fagotés, pantalons trempés et lampes de poche allumées, faisant irruption dans un restaurant super-chic au grand effarement des clients. Et il y en a même une qui aurait voulu aller à la toilette...

La honte, je vous dis... 

Nous sortons de l'hôtel! Un chauffeur se précipite nous prenant pour des résidents. Il nous propose gentiment son minibus pour nous reconduire en ville, ce que nous acceptons avec une mauvaise foi et un aplomb incroyables. On en a ri pendant des jours...

Et le voyage se poursuit : retour à Ziguinchor pour passer une journée en pirogue dans la mangrove du fleuve Casamance. Elle est immense cette mangrove, bordée tout au long par des palétuviers, avec des passages étroits qui débouchent par endroits sur de vastes étendues d'eau de deux à trois cents mètres de large. Et surtout, c'est le paradis des oiseaux avec,  nous a-t-on dit, 16 espèces différentes d'échassiers. Il y en a partout, des grands, des petits, des laids, des majestueux, avec souvent des couleurs chatoyantes, c'est superbe !

Enfin, vient le dernier jour! On abandonne Sabelle qui retourne quelque temps dans son village et à 15h00, nous prenons, à Ziguinchor, le bateau qui nous ramène à Dakar après 19 heures de navigation.

Le Sénégal ? Un très beau pays relativement développé dans les villes et le Nord, mais qui reste très pauvre au Sud, surtout dans les villages de Casamance. 

Nous avons des souvenirs plein la tête, certains d'avoir été utiles aux habitants de Sindone qui n'attendent qu'une chose, c'est de nous voir revenir.

Charles Navez.


Madame Sabelle Diatta est originaire de Sindone, un petit village situé à quelques kilomètres de Ziguinchor, tout au Sud du Sénégal. Elle est mariée à un Belge, a une ravissante petite fille et vit en Belgique depuis quatre ans. Ancienne championne cycliste dans son pays, de 1992 à 2000, elle a créé une Association dénommée « Paix - Solidarité » qui, grâce à sa notoriété (elle était l'Eddy Merckx du Sénégal), a déjà mené à bien plusieurs actions humanitaires :

  • aide aux victimes de mines anti-personnelles en Casamance par l'achat de chaises roulantes, de béquilles, de prothèses, ainsi que tout un matériel médical d'intervention ;
  • achat de 20 machines à coudre à pédale pour permettre aux femmes de son village de rester chez elles après les récoltes et éviter ainsi l'exode vers les villes, avec tout ce que cela implique ;
  • achat de centaines de livres pour créer une bibliothèque.

Le bâtiment qui devait abriter la bibliothèque s'est effondré l'an dernier suite à de très fortes pluies. Les livres ont heureusement été sauvés et sont stockés au foyer de charité tenu par un prêtre.

D'autre part, les femmes du village ne disposent pas d'une salle de couture : les machines à coudre se trouvent dans une petite pièce et, chaque fois qu'elles doivent coudre, elles sortent les machines et travaillent en plein air...

L'idéal serait de construire deux bâtiments « en dur » pour éviter, à l'avenir, de voir s'effondrer une construction en terre séchée. Les devis nous sont parvenus :

  • 6.650 €  pour la bibliothèque (deux pièces avec un petit hall)
  • 2.200 €  pour la salle de couture

En janvier prochain, l'équipe d’Enfants du Monde ira sur place avec Sabelle pour faire démarrer le projet et aussi pour participer à la « Caravane de Solidarité ». Depuis 1998, Sabelle a organisé à quatre reprises des caravanes humanitaires dans son pays. Il s'agit de parcourir à vélo, de village en village et en sept étapes, les 500 km qui séparent Dakar de Ziguinchor. La dernière fois, chaque étape était prise en charge par un sponsor sénégalais qui assurait la nourriture et le logement

à tous les participants et versait une cote part pour le projet choisi. La caravane comptait alors 150 participants avec, en prime, la télévision nationale. C'était la fête dans chaque village traversé et les habitants participaient financièrement à la réalisation du projet.

Pour 2010, rien n'est moins sûr et l'Association sénégalaise n'est pas certaine de retrouver les sponsors ni de profiter des reportages télévisés... L'organisation de la caravane est donc incertaine et nous attendons des nouvelles avant de décider quoi que ce soit.

Voilà pourquoi Sabelle fait appel à Enfants du Monde. Nous devons absolument l'aider à réaliser ce projet : 300 enfants sont actuellement inscrits à l'école primaire de Sindone, ce serait tellement bien s'ils pouvaient fréquenter cette bibliothèque axée justement sur la jeunesse, l'ouverture au monde et à la culture africaine.

Et si nous pouvions, en plus, construire une salle de couture pour permettre aux femmes de travailler dans de bonnes conditions, ce serait tout simplement merveilleux.


Enfants du Monde a.s.b.l.

Rue Paradis, 90
B-4000 Liège – Belgique
001-151 4590-11
IBAN = BE30  0011  5145  9011
BIC = GEBA BE BB

260-008 9034-57
IBAN = BE09 2600 0890 3457
BIC = GEBA BE BB
04 253 10 40
permanence le lundi et jeudi
(de 09h00 à 15h00) ou répondeur.